43- De Nemocon à los Estoraques...

Publié par Sur les traces de Pimouss

Nemocon, petit pueblo où les habitants sont tous plus gentils les uns que les autres et qui abrite dans son sous-sol à 20 mètres sous terre une mine de sel de trois étages, dont deux inondés par les eaux. Mais le premier a amplement satisfait notre curiosité!! Une petite merveille mise en scène avec un éclairage parfait créant un contraste génial et harmonieux entre le blanc de sel, le noir oxydé et les couleurs.... on a adoré!!!!!!!!


Le sel, célèbre acteur qui quotidiennement relève et agrémente nos plats, crée des formes et des textures apocalyptiques et troublantes quand on le laisse s'exprimer.Il arbore ici son art délicat dans ces tunnels et galeries souterraines dans lesquelles on s'est baladé 1h30 et joué avec les jeux de miroir produit par l'eau dans un reflet plus que parfait. Et quand on rajoute la rencontre inattendue avec nos companieros Pauline et Yannick rencontrés deux fois dans le voyage, et bien ça nous fait une petite journée parfaite!!!! On a fini tous les cinq dans un petit boui-boui resto à la mode colombienne avec la familia derrière les fourneaux, une bonne pizza et un bon squat dodo super tranquille, QUE DEMANDE LE PEUPLE?????!!!!


Le lendemain Pauline et Yannick ont repris la route de leur côté et nous avons fait de même vers San Gil, avec encore une fois dénivelés négatifs et positifs, notre petit almuerzo du midi, et les températures qui sont connues en Colombie pour te faire passer de 10 degrés à 40 en deux heures de temps au fur et à mesure que tu tailles la route!!!! Tee-shirt dans une main et grosse polaire de l'autre est devenu notre kit de survie!


Nous avons passé une nuit dans un petit pueblo sur lequel nous sommes tombés par hasard où sur la place du village les colombiens sur leur chevaux armés de leur chapeau de cow-boy, leur machette rentrée dans leur ceinturon de cuir à franges boivent la bière et refont le monde entre cow-boy à cheval.....magnifique, ce sont d'ailleurs les même que l'on croise sur le bord de la route, leurs chevaux chargés de canne à sucre, avançant fièrement au milieu du flux de circulation agités sans froncer le sourcil! Voilà pour quelles raisons on a choisi de remonter par la partie à l'est de la Colombie, pour avoir la chance d'aller à la rencontre de cette culture préservée et authentique de l'arrière pays.


Le lendemain nous sommes arrivés à San Gil, nous sommes tombés sur un hôtel camping qui nous a accueilli les bras ouverts et pour vraiment pas cher! Nous avons partagé notre emplacement avec un iguane long comme mon bras, ou plutôt celui de Ben, eu de longues discussions avec les perroquets propriétaires des lieux, Zozo a profité de la piscine et de son toboggan géant, j'ai pu bavé sur la végétation et les fleurs exotiques, en bref, LE BON SQUAT.


La famille qui gère ce petit paradis nous a conseillé de nous rendre en bus, (car la moto à trois dans cette zone du pays n'est pas autorisée....!), à Barichara, une merveille de petit pueblo où le temps s'est arrêté il y a bien longtemps, le calme qui y règne est juste incroyable, la tranquillité et la sagesse de ses habitants l'est tout autant....ses églises ne ressemblent à aucune autres, ici le conventionnel n'a pas repris ses droits, les panneaux sont en bois sculpté, les portes des maisons sont de pures merveilles, les murs arborent fièrement leurs couleurs vives, le cimetière à lui toute seul est une œuvre d'art avec ses tombes datant des années 1700 pour les plus anciennes....


On a eu du mal à lever le camps et à repartir de ce havre de paix et de tranquillité. Nous avons également visité le tailer de papel où ils élaborent à l'ancienne des feuilles de papiers à base de plante de fique (une sorte de yuca), et à base de fibres d'ananas. Zozo a pu faire sa toute première feuille de papier artisanale, génial!!!


Lendemain matin c'est parti pour la cueva del Indio à Paramo, une grotte aquatique avec une eau à.....pas beaucoup, très froide, de la montagne quoi.... mais on s'est éclatés comme des petits fous!!! Zozo a fait son premier saut de 4 mètres, un premier de 2 mètres où elle s'est portée volontaire pour sauter la 1ère, et pour le Grand saut elle n'a pas hésité une seconde!!! Elle a presque demandé un 2 ème tour mais bon il fallait sauter dans le noir et ensuite nager (dans une quasi obscurité aussi)en se tenant à une corde, en n'ayant pas pied et aucune idée de ce qu'il y avait dans cette eau maronnasse!! Pas mal comme expérience!! En revenant on a voulu essayer les hormigas tostadas (fourmis toastées et spécialités de la région)mais toutes les tiendas avaient écoulé leur stock!!


Dans la foulée on s'est rendu par une petite route jusqu'aux trois cascades, et un un petit camino/rando de deux heures qui nous a fait pénétrer dans un bout de jungle et escalader trois petites merveilles de cascades. Il faisait frais, le décor était parfait,ambiance " on est bien là tous les trois au milieu de rien", le top quoi!!


On a repris la route rapido pour avancer, le compte à rebord est commencé et d'ici un mois on sera à Carthagène en train de charger notre Pimouss sur le bateau, enfin sur le monstre qui va le ramener en France....alors on ne peut plus trop prendre "tout notre temps" et poser le squat un mois quand ça nous chante....


Prochaine destination los Estoraques, des pierres gigantesques qui montent plus haut que la végétation, enfin de ce que l'on en a compris......on va voir ça, en attendant pour la route on sait ce qui nous attend, dénivelés positifs et négatifs à tour de bras et l'ispice de cordillera comme on l'aime, "t'en re-veux, y'en re-na et c'est cadeau!!!


Suite au prochain épisode......

Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :